LE TAEKWONDO : combat ou technique ?

Le taekwondo est un art martial traditionnel coréen que l’on pourrait traduire par « la voie (do) du pied (tae) et du poing (kwon)« . Sa pratique permet de développer aussi bien la condition physique que le mental : souplesse, cardio, techniques de combat mais aussi maîtrise de soi et découverte de valeurs philosophiques propres aux arts martiaux.

Deux principaux types de compétitions existent en taekwondo : les combats (kyorugi) et les compétitions techniques (poomsaes).

Le combat

Le combat (kyorugi) consiste en un échange de coup de pied et de poing entre deux adversaires au niveau du torse et de la tête. Celui qui marque le plus de points remporte le combat.

Agilité, technique, mais aussi fair-play et esthétique sont les maîtres-mots du combat.

Le taekwondo est avec le judo l’un des deux arts martiaux asiatiques inscrits au programme olympique. Son aventure débute en 1988 aux Jeux de Séoul où il tient le rôle de sport de démonstration. C’est en 2000, à Sydney, que le taekwondo rejoint les 42 sports olympiques.

Les médaillés olympiques depuis 2000

Les techniques

Dans une compétition de poomsaes, l’athlète présente un enchaînement de techniques simulant une série d’attaques et de défenses contre un ou plusieurs adversaires imaginaires. Ce dernier se voit noté sur la précision et la qualité de sa prestation. Ce type de compétition ne fait pas partie des disciplines olympiques.

Au quotidien, les poomsaes sont très importants pour l’apprentissage du taekwondo et pour les passages de grade. Sa pratique qui se fait « au calme » permet d’améliorer les postures, la respiration, l’équilibre et la coordination. Des bases fondamentales pour d’autres disciplines comme le combat ou la casse.

Casse et self-défense

Le HO-SHIN-SOUL ou self-défense entraîne le pratiquant à réagir dans des situations réelles d’agression à l’aide de techniques précises. Maîtrise de soi et rapidité sont des éléments importants pour une défense efficace. 

taekwondo-19th-iii-37-mini
La WTF Demo Team à Montreux 2016

Force et précision se révèlent indispensables pour la réussite d’une « casse » ou KYOKPA. Très connu dans les arts martiaux, cet exercice exige du
pratiquant une maîtrise parfaite de ses techniques (coup de pied, coup de poing, …). Les matériaux utilisés peuvent être des planches, de tuiles, des briques ou encore des parpaings. La casse est obligatoire dans les examens de promotion pour les grades élevés.

Le MACHO-KYORUGI consiste en un combat schématique entre deux partenaires. Appelé aussi « pas de compétition », il permet de s’entraîner en exécutant des mouvements prédéfinis d’attaques et de contre-attaques, développant ainsi précision, self-contrôle et maîtrise technique.

Source : www.olympic.org